La Grande Dégustation de Montréal s'inscrit dans une démarche de développement durable et de responsabilité sociétale.

Les exposants qui offrent des produits écoresponsables en dégustation et à la vente sur l’événement seront identifiés par un système de pictogrammes. Ceci a pour objectif d’encourager les producteurs offrant ce type de produits et de permettre aux visiteurs de faire un choix de consommation responsable. Il existe plusieurs moyens de production et de consommation écoresponsables. Pour l'événement, nous avons mis l'emphase sur 3 d'entre eux : l'agriculture bio, l'agriculture biodynamique et la lutte raisonnée. Un producteur qui offrira au minimum 1 produit élaboré à partir d'un de ces types d'agriculture sera identifié comme écoresponsable dans notre application mobile. Le producteur sera également identifié par un ou plusieurs pictogrammes verts, en fonction de son offre de produit. Chaque produit d'importation pourra également être muni d'une collerette avec une indication : agriculture bio, agriculture biodynamique et la lutte raisonnée. Nous vous encourageons également à poser des questions aux producteurs sur l'ensemble de leurs actions écoresponsables. 

Pour l'édition 2019, nous sommes également très fiers d'annoncer que nous compenserons nos émissions de carbone par l'achat de crédits carbone certifiés. Les crédits carbone serviront à financer des projets de développement durable local. Nous collaborons avec l'organisme québécois Nature Lab. Ils s'occupent de calculer les émissions carbone produites par l'événement (transport, livraison, etc) de faire certifier, par les autorités accréditées, les crédits carbone. 

Nous faisons appel à l’organisme Consortium Écho-Logique pour la récupération du verre, et à l’entreprise locale Re-Plast qui récupère les décors en coroplast pour les recycler en mobilier urbain. Les bouchons de liège sont également récupérés par l’entreprise ReCork, qui leur donne une seconde vie en fabriquant des objets de liège. Aussi, des bacs de recyclage et de compostage sont mis à disposition des visiteurs sur l’événement.

La Place Bonaventure répond à la certification écologique BOMA BESt de niveau 3. Elle met à disposition du public un stationnement pour vélos et pour voitures hybrides, et est également très bien desservie par le réseau des transports en commun de Montréal.

Nous privilégions les fournitures et le mobilier réutilisables, recyclables ou en location. Aussi, la grande majorité de nos fournisseurs sont locaux (québécois). 

La SAQ, coprésentateur de l’événement, offre aux visiteurs des verres à dégustation en verre, réutilisables et recyclables.

Également, d’année en année nous avons remplacé les outils de communication imprimés (ex. Guide du visiteur) par des outils électroniques (site web, application mobile) afin de réduire notre consommation de papier.

L’organisme à but non lucratif Éduc’alcool, partenaire de longue date de La Grande Dégustation de Montréal, a pour mission de responsabiliser les Québécois de manière à susciter chez eux un comportement modéré et responsable. Nous accordons à ce partenaire de choix une visibilité importante dans nos communications, dans notre documentation ainsi que durant l’événement.

Finalement, Point Zéro 8 propose un service de raccompagnement aux visiteurs (gratuitement jusqu'à concurrence de 40 $) et met à leur disposition des alcotests sur le site de l’événement.

 > Mot d'Hubert Sacy, directeur général d'Éduc'alcool

 

Questions et réponses avec Michelle Bouffard

Michelle Bouffard est une sommelière de renom au Canada. Elle est présentement dans sa 2e année de la formation Master of Wine. Elle est formatrice certifiée WSET depuis plusieurs années. Elle est également une auteure et journaliste reconnue dans le monde des vins et des spiritueux. Elle est la fondatrice et porte-parole de la conférence internationale Tasting Climate Change qui se déroulera le 12 novembre prochain à Montréal. 

Question 1 : Peux-tu nous expliquer en quelques phrases ce qu’est une agriculture 

Biologique
Le producteur n’utilise aucun produit chimique (herbicides ou pesticides) dans son vignoble. Il encourage la biodiversité. Si la vigne est malade, il la traite avec des produits naturels. 
Analogie : la personne qui souffre d’insomnie boit une tisane à la valériane au lieu de prendre un somnifère.

Lutte raisonnée 
Le producteur choisit des méthodes pour promouvoir la biodiversité et limiter l’utilisation de produits chimiques.
Analogie : une personne fait de l’exercice et mange bien pour être en santé. Mais parfois, un médicament est nécessaire pour vaincre la maladie.

Biodynamique 
Doctrine basée sur la philosophie de Rudolf Steiner (1861-1925). Il s’agit d’une pratique établie pour promouvoir l’autosuffisance : tout ce qui sort de la terre revient à la terre. Le producteur encourage la biodiversité et cherche à traiter la cause du problème plutôt que le problème lui-même. Il prend aussi en considération l’influence qu’ont les astres sur les pratiques viticoles et vinicoles, et il n’emploie aucun produit chimique. Plusieurs prépararations naturelles doivent donc être utilisées. 
Analogie : la biodynamie est un peu au vin ce que l’homéopathie est à la médecine.

Question 2 : Quel(s) rôle(s) jouent les certifications pour les produits biologiques, biodynamiques et lutte raisonnée ? 

Les certifications attestent qu’un producteur suit les règles mises en place par chaque association. Elles constituent également un outil important pour le consommateur qui essaie de repérer ces types de vins.

Question 3 : Est-ce difficile de recevoir une certification? 

Certains climats sont un défi pour la viticulture, provoquant un plus grand nombre de maladies par exemple. Il est donc parfois plus laborieux, surtout dans certaines années, de ne pas avoir recours à des produits chimiques pour traiter la vigne. Mais si un producteur suit les règles de conduite établies pour chaque certification, il aura la certification.

Est-ce que certains producteurs se découragent? 

Oui. Il y a des producteurs qui changent de méthodes et de philosophie en cours de route. Qui, par exemple, passent d’une agriculture biologique à une lutte raisonnée. Mais en général, il y a une très grande mouvance vers les certifications.

Peut-on faire confiance aux vins «bio» non certifiés?

Il y a des producteurs qui sont 100% bio qui décident de ne pas faire les démarches pour obtenir le sceau d’attestation pour de nombreuses raisons, incluant les coûts associés à celles-ci. Comme dans toutes choses, il y a des gens honnêtes et ceux qu’ils le sont moins… Ceux qui se disent bio sans certification et qu’ils le sont et d’autres qui chantent les louanges, mais qui dérogent de leurs paroles. Par définition, la certification est une garantie.

Question 4 : Les gens ont tendance à penser que les petits producteurs offrent un produit plus écoresponsable, est-ce vrai? 

Traditionnellement c’était souvent le cas. Mais ça change. La conscience environnementale fait de plus en plus partie des valeurs des producteurs, petits ou grands. Les consommateurs qui exigent des produits écoresponsables sont nombreux et les producteurs écoutent…

Question 5 : Les agricultures bio et biodynamique et la lutte raisonnée ne sont qu’une petite partie de l’écoresponsabilité. Quelles sont les autres facettes d’une production et d’une consommation écoresponsable?   

L’empreinte carbone! Comme le dit si bien Miguel A. Torres, président de Familia Torres, « l’agriculture biologique et biodynamique n’est pas assez. Il faut urgemment trouver des solutions pour réduire l’empreinte carbone ». Miguel A. Torres a jusqu'à maintenant investi plus de 15 millions euros dans les recherches. Il mise à trouver des solutions durables pour la réduction de l’empreinte carbone dans la production du vin.

Question 6 : Quel(s) rôle(s) jouent les changements climatiques dans l’agriculture bio? Est-ce plus difficile de respecter les normes? 

C’est unique à chaque endroit. Mais il est vrai que dans certaines régions, l’extrême de température qui continue de grandir veut aussi dire plus de maladies et de nouvelles maladies également. C’est nécessairement un plus grand défi pour ceux qui sont en agriculture bio. Mais pour d’autres régions, ça devient plus facile…  

Est-ce que les gens sont plus conscientisés? 

Absolument. Mais comme M. Torres cite, il faut aller plus loin. Il est impossible de réduire l’impact des changements climatiques sans une réduction d’empreinte carbone. Et pour cela, il faut analyser chaque étape de production, de la vigne jusqu’à la table…

Question 7 : On parle de plus en plus de vin nature. Peux-tu nous expliquer ce qu’est un vin nature? Est-ce qu’un vin nature est automatique bio? Quelles sont les différences? 

Voilà un terme non légiféré. Un retour à l’œnologie ancienne, où le producteur intervient le moins possible. Le vin est produit de la façon la plus naturelle qui soit en ajoutant et en enlevant le moins de choses possible pendant la vinification. L’ajout d’une petite dose de dioxyde de soufre (SO2) est toléré pour protéger le vin contre l’oxydation, mais plusieurs ne font aucun ajout. En général, les producteurs de vins nature travaillent soit en bio, soit en biodynamie, mais ce n’est pas une garantie.

Question 8 : Le 11 & 12 novembre, tu organises la conférence Tasting Climate ChangePeux-tu nous parler un peu de l’événement? Où peut-on se procurer des billets? 

Dû aux changements climatiques, le monde vinicole fait face à des défis d’ampleur aux quatre coins de la planète. Organisée tous les deux ans, la conférence réunit les plus grands experts internationaux dans l’objectif d’un partage de connaissances sur les enjeux climatiques dans le monde vinicole, afin d’identifier des pistes de solutions durables. Le symposium pour les professionnels aura lieu le 12 novembre au HEC à Montréal. 14 conférenciers et experts de partout à travers le monde seront réunis pour partager leurs expertises. Cette année, il y a aussi pour la première fois une soirée pour grand public « BOIRE EN VERT » qui se tiendra le 11 novembre. En partenariat avec le restaurant réputé Les Cavistes, GOÛTER AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES vous offre la chance de parcourir les régions viticoles du monde, tout en appréciant des vins produits par des maisons qui ont à coeur les valeurs environnementales.

Plus d’informations ainsi que les billets se trouvent sur le site www.tastingclimatechange.com

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